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 Le vers

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Elektra kloo
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MessageSujet: Le vers   Ven 29 Juin - 22:33

Le vers

Le vers (du latin versus, « le sillon, la ligne d'écriture », puis « le vers », historiquement « ce qui retourne à la ligne ») est un élément linguistique formant une unité rythmique définie par des règles (voir art poétique). Il est repérable par un retour à la ligne indépendant de la bordure de la page. Le vers est caractéristique de la poésie (mais tout poème n'est pas forcément versifié). Il ne doit pas être confondu avec la phrase : un vers ne constitue pas forcément une phrase ; inversement, un seul vers peut contenir plusieurs phrases. Ce trait peut être aisément vérifié dans les cas d'enjambements, rejets et contre-rejets.

Vers et prose
On oppose le vers à la prose, qui constitue une écriture sans retours à la ligne arbitraires mais décidés par la structure en paragraphes. Le vers se coupe avant la fin de la page alors que les lignes d'un texte en prose vont jusqu'au bout de la page et reviennent au début de la page à la ligne suivante.

L'unité graphique du vers est telle qu'on en marque souvent la première lettre par une majuscule, même si le mot la portant n'est pas le premier d'une phrase. De même, si, par manque de place, on ne peut écrire un vers en entier sur une ligne, il convient de le signaler :

Je me tiens sur le seuil de la vie et de la mort les yeux baissés
[les mains vides
(Louis Aragon, fragment d'« Épilogue », in Les Poètes)

La partie rejetée, ne constituant pas un nouveau vers, est précédée d'un crochet droit et alignée à droite (ou fortement décalée).

Si la prose est organisée principalement par les règles de grammaire, potentiellement détournées pour des raisons discursives ou rhétoriques, le vers suit celles du mètre.

Regroupement de vers
Une suite de vers peut se grouper : suivant les cas , on appelle ce groupe une strophe. Certains types de strophes sont notables, comme la laisse de la chanson de geste, le quatrain et le tercet du sonnet, etc. Dans les éditions modernes, on sépare les strophes par une ligne blanche, ce qui n'a pas toujours été le cas. La strophe se définit en effet souvent par une unité d'une nature autre, qu'elle soit rythmique (dans le sonnet, par exemple) thématique, stylistique ou encore seulement grammaticale (lorsque la strophe constitue une seule phrase terminée par un point).

Le mètre
Le vers se définit donc surtout par son mètre, c'est-à-dire sa « mesure », soit en nombre de syllabes, soit en nombre de pieds (noter que le terme de pied au sens strict est incorrect quand il est appliqué à la poésie française : en effet, ce mot ne s'emploie que quand il s'agit de poésie scandée, comme le sont les poésies latine, allemande, anglaise, etc.). C'est surtout le mètre d'un vers qui dicte l'organisation des mots, ce qui explique qu'en poésie la syntaxe, l'orthographe ou le lexique puissent être contournés voir détournés afin de respecter le mètre choisi ; ainsi, l'ordre des mots sera plus libre et le poète pourra employer des termes rares ou écrits (voir seulement prononcés) différemment, ce que l'on nomme souvent « licence poétique ».

À chaque mètre correspondent des règles fixant la place des accents, et donc des coupes, les possibilités d'alternance des syllabes longues et brèves, la place d'une éventuelle césure, le nombre de syllabes, etc. Ces règles (ainsi que les règles de lecture associées) variant d'une culture à l'autre, il n'est pas possible d'en donner une définition universelle. Cependant, on rencontre principalement deux types de mètres : ceux dont l'unité est la syllabe et ceux dont l'unité est le pied. L'étude du mètre est la métrique.

Mètre syllabique
Prédominant dans la poésie de langues n'utilisant pas les oppositions de quantités (voyelles longues ou brèves), le vers à mètre syllabique est déterminé par son nombre de syllabes. La poésie française utilise exclusivement des mètres de ce type

Vers français

Mètres

La mesure de ces vers est décrite par des noms tirés principalement du grec. Certains mètres sont plus courants que d'autres (bien que, dans la poésie contemporaine, règne une grande liberté). Ils sont signalés ici par la mise en gras. On peut également ranger les mètres syllabiques en fonction du chiffre : s'il est pair, on dit qu'il est parisyllabique ; et s'il est impair, on dit qu'il est imparisyllabique :

une syllabe : monosyllabe ;
deux syllabes : disyllabes ;
trois syllabes : trisyllabe ;
quatre syllabes : tétrasyllabe ;
cinq syllabes : pentasyllabe ;
six syllabes : hexasyllabe ;
sept syllabes : heptasyllabe ;
huit syllabes : octosyllabe ;
neuf syllabes : ennéasyllabe ;
dix syllabes : décasyllabe ;
onze syllabes : hendécasyllabe ;
douze syllabes : alexandrin, ou dodécasyllabe (Voir l'article pour plus de précisions).
L'alexandrin se nomme ainsi depuis le XVe siècle. Le nom fait référence au Roman d'Alexandre, œuvre de la fin du XIIe siècle célèbre pour l'avoir associé au style épique. Les premiers alexandrins datent cependant de la fin du XIe siècle.

En poésie française, un vers de plus de huit syllabes doit comporter une césure, dont les règles de placement varient avec le temps. Par exemple, l'alexandrin classique porte une césure après la sixième syllabe, ce qui permet de couper le vers en deux hémistiches (« moitié de vers »). Par exemple, le décasyllabe suivant se découpe en deux cellules inégales :

Maître Corbeau, // sur un arbre perché, (Jean de La Fontaine, Fables, livre I, « Le Corbeau et le Renard »)
Dans le décasyllabe, la césure partage en général le vers en 4 puis 6 syllabes ou 6 +4 (5+5 est possible mais moins apprécié). Quand un poème n'est composé que de vers identiques, on le qualifie d'isométrique. Dans le cas contraire, le poème est hétérométrique.

Règles de lecture
Les règles de lecture actuelles du vers français sont strictes : en effet, il convient d'en respecter la prosodie pour donner à entendre le nombre de syllabes voulu. Elles ont cependant varié avec le temps, en s'adaptant aux évolutions de la prononciation du français. On peut indiquer ici les plus importantes :

tous les e « caducs » doivent être prononcés, sauf après voyelle (-ie, -ue) ou avant voyelle, auquel cas il s'élide. Ainsi, dans les désinences -es et -ent, il est prononcé devant un mot commençant par une voyelle (dans ce cas, le -s et le -t se font entendre en liaison), comme devant un mot commençant par une consonne (dans ce cas le -s ou le -t ne sont pas prononcés).
en fin de vers, le e « caduc » subit l'apocope (en fait, il est très souvent prononcé, et ç'a été le cas pendant des siècles ; la chanson populaire en porte encore la trace ; il n'a cependant jamais compté pour une syllabe) ;
les semi-voyelles [j] (initiale de yourte), [w] (de ouate) et [ɥ] (de huit) suivies d'une voyelle peuvent être vocalisées. C'est ce que l'on nomme la diérèse. Ainsi, lion [ljɔ̃] sera lu lïon [lijɔ̃]. Si, à l'origine, on ne choisissait pas de prononcer ou non tel ou tel mot avec une diérèse (des règles liées à l'étymologie étaient définies : on pratiquait, dans la poésie classique, une diérèse pour les mots qui, en latin, avaient une diphtongue ou une semi-consonne et une voyelle : violence, du latin violentia, se disait forcément [vijolɑ̃s]). Actuellement, la diérèse est un choix du poète ;
l'inverse, synérèse, consiste à prononcer les mêmes phonèmes comme des consonnes. C'est la prononciation normale dans la langue courante mais, dans la poésie classique, n'était prononcés en synérèse que certains mots contenant [j], [w] et [ɥ] répondant à des critères étymologiques précis. À partir du XIXe siècle, la synérèse s'est imposée au détriment de la diérèse, qui reste rare et marquée ;
il est entendu que l'hiatus n'est pas jugé agréable à l'oreille. On l'évitera autant que possible par la prononciation des liaisons, même quand elles semblent peu naturelles en français parlé. Se reporter à l'article consacré pour plus de détails ;
on fait normalement entendre une légère pause à la fin de chaque vers. Les enjambements peuvent ne pas être suivis de cette légère suspension pour que la syntaxe soit plus claire. On n'oubliera cependant pas que la poésie se caractérisant par un écart plus ou moins important avec la langue courante, le non-respect de la prononciation attendue n'est normalement pas un problème.

Les e prononcés en fin de mot sont soulignés, ceux que l'on a élidés ou apocopés sont entre parenthèses. La diérèse est en gras.
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